PLANCHE 22

Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike Certains droits réservés.

9 commentaires

woulouf a dit :

Bon. une petite critique, pas sur la forme qui est toujours superbe, mais sur le fond. Le personnage du père est un peu trop caricatural dans le genre méchant, et du coup, çà le rend pas tout-à-fait crédible. C'est pas gênant dans une fiction fantaisiste ou dans le genre comique, mais çà l'est beaucoup plus dans une fiction réaliste. Personne n'est tout blanc ou tout noir. Tous les manuels de scénaristes disent qu'il faut absolument éviter le personnage qui n'a que des qualités et/ou à qui il n'arrive que des malheurs (ce que les américains appellent une “Mary-Sue”) mais il faut tout autant éviter le personnage inverse.

26 avril 2010

woulouf a dit :

Petit additif à ce que je viens d'écrire: d'un autre côté, vu au travers des yeux du gosse, le père apparait comme le mal absolu (d'où la caricature). Mais dans ce cas, il faut tout faire pour que le lecteur se mette dans la peau du gosse, et non comme un observateur extérieur.

26 avril 2010

Moses a dit :

Il est pas si méchant le père : il a beaucoup d'amour pour sa bouteille !

26 avril 2010

Nada a dit :

Très belle mise en page et jeu subtil des noirs et blancs, alors comme c'est le jour des “doléances” je dois dire que j'aime moins le fond de ton Webco, il étouffe un peu ta page, ou alors il faudrait plus la mettre en valeur un cadre peut-être….

26 avril 2010

reno a dit :

… de bonnes critiques pour faire avancer Kbenjamin :)

26 avril 2010

Kbenjamin a dit :

Moses, Merci. Sais-tu que tu m'as bien fait marrer avec ce commentaire plein de subtilité? Nada, tu sais, j'essaie de me familiariser avec la personnalisation du design de Webcomics. fr. Ce sont des ballons d'essai. Je prends en compte ta suggestion. J'ai fait le même constat. J'aime bien l'image de fond de Mosc avec Hurmine et Lalya. Je vais devoir lui demander de me filer son tuyau (rires). Encore merci. Reno, de bonnes critiques certes mais j'ai un peu mon mot à dire pour préciser le fond de ma pensée.

27 avril 2010

Kbenjamin a dit :

Merci Woulouf pour cet avis qui est très pertinent du reste. C’est un peu un rappel des cours que je donne à mes élèves de 3e et de Terminale relatifs à la psychologie de certains personnages. Mais c’est un avis que je ne partage pas totalement. Surtout quand tu parles de la crédibilité du personnage du père. Parce que trop caricatural. Ma réponse se résume en 4 mots : pas de conclusion hâtive. Nous n’en sommes qu’à la 22e planche. Cette bd n’est pas un one-shot. C’est une trilogie qui s’articule comme suit: 1. L’adoption 2. La vengeance 3. Et après ? Je suis d’accord avec toi quand tu dis que personne n’est tout blanc ou tout noir. J’ai opté pour un parti-pris. Celui de montrer que ce père de famille est foncièrement méchant, violent par le fait de l’alcool. Ce sont des attitudes qui poussent des jeunes à se jeter dans les bras de la drogue, de la délinquance juvénile. Mon public est avant tout africain. Et ce public a plus une culture de l’oralité que celle de l’image. On est avant tout spectateur avant de se glisser dans la peau d’un personnage qu’on aime bien, avec qui on se familiarise. Dans la planche 21 par exemple, on est spectateurs certes. Mais on se met à la place de ce gosse pour compatir, prendre part à sa douleur, à sa souffrance. Pour quelqu’un qui vient de perdre des êtres chers, l’on s’attend à ce qu’il reçoive de la compassion dans la planche qui suit. Mais c’est tout le contraire. Et l’on est tenté de se poser la question : pourquoi une telle attitude du père ? Est-ce vraiment son enfant ? Regardons de près la 3e vignette de cette planche 22. Le regard de cet enfant. Aucune colère, aucun mépris. Seulement un regard interrogateur. Quand tu parles de caricature, je suis d’accord avec toi. Mais dans un autre sens. Dans toute œuvre réaliste, les maitres ont toujours enseigné qu’il y a une caricature qu’il faut saisir pour faire plus vrai. Au propre comme au figuré. Du point de vue de la forme comme du fond. Dominique Ingres l’a enseigné à ses élèves. Pour en revenir au père, autant vous avez des gens qui sont très gentils avec ceux du dehors, et qui sont foncièrement méchants, violents avec leurs proches, avec ceux de leur famille. C’est le cas ici de mon père de famille. Est-ce spirituel (parce que certains sont sous des influences maléfiques) ? Cela provient-il du passé du père ? A-t-il subi des violences dans son enfance pour projeter cela sur sa femme et ses enfants ? Ou y a –t-il autre chose ? Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage. C’est en fait un parti-pris que j’assume. Il est foncièrement méchant et je n’utiliserai pas d’artifice pour le traduire. Des familles à travers le monde entier ont été décimées, détruites par le fait de la violence causée par l’alcool. C’est pour cela que je laisse transparaître volontairement la bouteille d’alcool. Et ce n’est que symbolisme. Et la lecture de cette bd est très linéaire. C’est à dessein. Elle est destinée premièrement au public africain (comme dit plus haut)qui a plus la culture de l’oralité que celle de l’image. Il y a encore d’autres choses à découvrir. Alors Woulouf, pas de conclusion hâtive. Merci pour cette critique que tu as bien voulu me faire sur le fond de cette bd qui me tient très à cœur. Et qui m’a permis d’étaler un peu le fond de ma pensée. Loin de moi l'idée de balayer du revers de la main ce que tu as bien voulu “suggérer”. A bientôt.

27 avril 2010

Un visiteur (trentstrange) a dit :

tres bien vu, moi je trouve, j'ai vecu un peu ça( le pere et l alcool), quand on est petit on le voit comme le mal, on est en zone de guerre permanente….

on est bouffi de haine… je vais voir ce que donne la suite!

3 juil. 2010

Kbenjamin a dit :

Merci pour le partage, Trentstrange. Un partage très édifiant d'ailleurs.

22 août 2010

Poster un commentaire :